Des points

Germer

Gravitation

Sphéricité de la réalité



Du haut et du bas




L'habitude, bien sûr, c'est de considérer le haut côté tête, et le bas côté pieds.


Dans la position debout ordinaire, celle que tout un chacun utilise couramment pour se lever, se déplacer. Normal quoi.


Et puis le ciel c'est le haut, et la terre, c'est le bas. Rien de nouveau sous le soleil. Pas compliqué du tout. Pas compliqué, mais alors pas du tout.


Bon. Quand même, sur la mer, on voit que le ciel, tout en haut, il descend jusqu'en bas. En bas, c'est la mer, mais c'est toujours la terre.


Allez, on fait un dessin de tout ce petit monde. Voilà. Une carte du monde. Mais le monde c'est une sphère. La question est de savoir quel est le haut d'une sphère. Une sphère ça n'a pas de haut et de bas. Pourtant on a bien vu que le bas, c'est la surface du sol, et le haut c'est le ciel.


Donc il doit y avoir un sens.


L'ennui c'est qu'un dessin c'est en deux dimensions, alors qu'on veut exprimer quelque chose qui en a trois...


Imaginons qu'on dessine notre sphère en trois dimensions : une belle mappemonde. Et on lui crée même son axe de rotation, et on la fait tourner. Qu'est-ce qu'on est forts.


Pourtant il reste une question en l'air : c'est quoi cette habitude de mettre le nord en haut et le sud en bas ? Pourquoi pas l'inverse, et pourquoi doit-on choisir soit l'un soit l'autre ?


La sphère, on l'a bien vu, n'a ni haut ni bas. Si ce n'est que tout ce qui s'éloigne de son centre peut être assimilé à la direction du haut, et tout ce quoi s'en rapproche, à la direction du bas.


C'est donc notre façon de représenter qui cloche.

Bon, ok, mais où est-ce que ça cloche ?


Si ça cloche, c'est une question de centre de repère. La sphère a cette particularité de contenir un centre vers lequel tout converge. Attention ! Tout y aboutit, y compris nous, y compris moi et mes pensées de vouloir dessiner un plan, de me figurer la sphère hors de son contexte qui est elle-même.


Une sphère n'est pas un objet quelconque, comme on peut s'imaginer en mathématique soit un objet quelconque de centre C... Pas du tout ! Cet objet fait déjà partie de la sphère originelle et par ce fait, il est déjà orienté en haut et bas puisqu'il prend naissance quelque part à la surface de la planète.


Je suis donc conduit à me repenser en tant qu'être pensant qui prétendait détenir la référence absolue en lui. Je suis dépendant d'un haut et d'un bas, et les deux me maintiennent dans une étroite dépendance qui m'empêche l'accès à la représentation juste du monde qui m'entoure. C'est vrai : si je dessine la terre, je l'oriente soit en haut soit en bas, mais je la dépossède de son état de sphère qui est multidirectionnel.


Pourtant, la nature m'a doté de deux sphères pour voir. Il doit exister la possibilité d'ajuster mes yeux avec le reste du monde pour obtenir une image juste de la réalité...


A y regarder de plus près, c'est vrai. Mes yeux sont sphériques et ramènent à mon cerveau une image que je crois plane. Mais la perspective est bien là. Tout ce qui est loin est petit, voire minuscule, et tout ce qui est près est grand voire énorme. J'ai ainsi ma propre vision sphérique. Limitée à ma personne. Ma personne avec son haut et son bas. Voilà ce qui clochait, tout à l'heure. Mes yeux rassemblent au centre de moi-même ce qui est autour de moi. Et chaque système sphérique agit de même. Avec la petite différence entre la planète et moi : elle se suffit à elle même alors que moi, j'ai besoin de la verticalité pour exister. Du coup j'affecte à tout ce que j'observe une verticalité.


La mienne, avec son haut et son bas, tragiquement seule, alors que la sphère planétaire possède autant de verticales que de grains de sables dans la mer.


Oui, je sais, il y a l'axe des pôles. Rassurant dans un sens mais n'allons pas nous y tromper : rien à voir avec ma verticalité. La preuve : le nord, c'est le haut ou le bas ?


Tout cela pour en venir au fait que la conscience d'exister ne coïncide pas exactement ni obligatoirement avec la réalité 'sphérique' de notre réalité globale. Il y a comme un décalage, un parallaxe insidieux qui, s'il n'est pas pris en considération, fausse de façon remarquable les raisonnements humains.


La géométrie Euclidienne a sa lourde part de responsabilités dans cette affaire. Et les partisans de l'hypothèse antique de la terre plate...


L'éducation qui propage encore de nos jours ces tentatives sommaires d'explication du réel le fait-elle en conscience ? Qui parle de conscience verticale ou de conscience sphérique ?


Est-ce si difficile à comprendre ? Une simple fleur réagit à la conscience sphérique de l'univers. Chaque organisme vivant également.






Des points




Si un point est défini par la rencontre de deux droites, la droite est elle-même définie comme un ensemble de points dans une même direction.


Allez vous y retrouver. On ne peut pas connaître l'un sans l'autre et réciproquement. C'est comme ça.


On a voulu extraire de notre champ de la réalité quelques éléments pour permettre une vision plus synthétique, et voilà que le début même de la manoeuvre pèche par manque de sérieux.


Soit le périmètre d'un cercle, constitué de points. Combien y en a-t'il ? Le cercle a beau être une quantité fixée à l'avance par la dimension de son rayon, il n'en va pas de même de la quantité de points qui le composent : le point étant par nature infiniment petit, n'importe quel cercle contient une infinité de points.


Les petits comme les grands : les petits cercles comportent une petite infinité de points et les grands une grande infinité. Pas de jaloux. Seule question en suspens : comment peut-on comparer deux infinités de points ? La notion même d'infinité suppose une nature illimitée. Or le cercle est bien fini puisqu'il est fermé. Serait-il donc doué d'une double nature ? Une nature fanfaronne, saisissable par le premier venu armé de son Pi des classes primaires et une autre plus secrète en laquelle celui qui s'y plonge a peu de chances de ressortir à l'identique ?


Pour ma part, je soupçonnerais le cercle d'avoir en tout cas plus d'un tour dans son sac : alors qu'on concède à la droite une longueur infinie en la laissant royalement déborder de part et d'autre du cahier de géométrie de notre enfance qui nous sert encore de support de réflexion, on laisse un simple cercle attirer autour de lui l'infini. Sans vergogne. Étions-nous vraiment des aveugles ? De simples maladroits mal avertis du danger d'avoir à comparer le rectiligne et le courbe ?


A-t'on seulement pensé à la nature des forces qui entrent en jeu dans le maintien d'une ligne courbe ? Et dans celui d'une ligne droite ? A-t'on seulement réfléchi aux contraintes qu'on imposait à nos points soigneusement rangés pour plaire à un enseignant qui croyait tellement en ce qu'il disait qu'il nous a fait passer à côté de ce simple fait réel : la vie est un mode vibratoire.


La droite n'est guère qu'une vue de l'esprit.


Une étroite vue de l'esprit.




Point.






gravitation



En maçonnerie, il est bon de commencer par une claire vision des forces qui régissent la plupart des choses.


A commencer par la force du maçon lui-même sans laquelle rien ne pourrait aboutir. Sa force physique évidemment, mais aussi sa force morale qui lui sert à persévérer et sa force mentale qui lui donne le moyen de concevoir dans sa tête avant de se lancer comme un fou dans l'action.


C'est grâce à cette troisième composante du maçon que nous pouvons entamer le sujet qui nous occupe.


Le maçon doit connaître sur le bout des doigts la différence qui existe entre la verticale et l'horizontale. Facile !? Pas toujours : la verticale est la direction qu'emprunte systématiquement tout objet qu'on lache sans lui avoir donné d'élan. Il tombe à la verticale de son point de départ en vertu de la force gravitationnelle.


C'est la terre qui est responsable de la force gravitationnelle. La terre et l'objet, car l'un ne va pas sans l'autre. La terre étant douée de mémoire, elle reconnaît chaque objet qui la compose et l'attire dès lors que quelqu'un (par exemple un maçon) tend à l'éloigner de son sol pour des raisons qui souvent nous échappent.


Chaque verticale est unique, car chaque force mise en route est un événement à part entière, et le raccourci qui permet de dire que toutes les verticales sont parallèles est bien entendu faux car la terre, comme vous le savez, est ronde, et ainsi les verticales sont toutes concentriques en son centre, ce qui est difficile à contrôler vu la chaleur qui y règne.


On ne pense pas assez à la réalité gravitationnelle qui est omniprésente. C'est donc elle qui gouverne tout le concept de verticalité. N'allons pas imaginer des verticales là où il n'y en a pas, par exemple dans l'espace inter-planétaire : doit-on mesurer la verticale en visant Mars ou Vénus, ou bien la Terre ?


Revenons à la terre. Elle est ronde et nous offre directement la possibilité de nous rendre un peu plus intelligent en nous offrant un espace fini puisque rond, alors que l'espace nous égare, ne faisant même pas mine de nous montrer des limites même à l'infini.


Ronde comme elle est, la terre tourne sur un axe et poursuit une ronde autour du soleil lequel, rond lui aussi, avance aussi en spirale dans la galaxie.


Et l'horizontale, dans tout ça ?


Eh bien, nous y sommes presque. Reposons-nous un instant sur la surface de notre planète favorite pour constater que toute surface perpendiculaire à une verticale est effectivement horizontale. Et tout objet placé sur une surface horizontale et dûment calé est stable, la gravitation agissant sur lui à la façon d'un aimant, son centre de gravité étant comme il se doit à la verticale de sa base de sustentation.


Regardons cet objet stable et réfléchissons.


Imaginons un pot de fleur posé sur une table horizontale, et la table à bord d'un véhicule lancé à 130 km/h sur une autoroute bien droite.

Que va devenir le pot de fleur au premier virage ?

Question supplémentaire : que devient le pot de fleur si au lieu d'un virage le véhicule freine brusquement ?


Dans les deux cas, on peut prédire un autre destin au pot de fleur que celui que nous suggérait le fait que son centre de gravité avait sa verticale au milieu de sa base de sustentation.


Il reste à bord du véhicule quelques débris de terre cuite, une certaine quantité de terre cultivable, et une fleur, sans doute, mais pour cette expérience, il aurait mieux valu s'en passer. Disons qu'il ne reste que de la terre, ce qui nous ramène à nos moutons.


Car notre belle planète ne fabrique pas seulement des verticales et des horizontales pour le bon plaisir des maçons et de ceux qui les exploitent. Elle bouge.


D'après mes plus récents souvenirs, elle fait en une année le tour du soleil. A une certaine distance, qu'on peut appeler rayon. Ici, on confondra volontiers le rayon du cercle que décrit la terre autour du soleil avec le rayon de soleil lui-même. Idée lumineuse qui permet de donner au calcul un peu d'éclat.


Soit donc une planète terre qui décrit un cercle de rayon R = 153 millions de kilomètres. Sachant qu'elle fait un tour exactement en un an, quelle distance a-t-elle parcourue dans ce laps de temps ?


Une fois ce premier calcul effectué, calculer ensuite la distance parcourue en un jour, puis en une heure, et puis en une seconde.


En utilisant la valeur ordinaire du chiffre Pi, le fameux incontournable chiffre grec qui nous permet le calcul du périmètre d'un cercle (y compris de celui-ci), on arrive à une vitesse moyenne de 109.000 kilomètres par heure, soit environ 30 kilomètres par seconde.


Ici, petite pose pour bien se faire une idée de ce qui se passe : à cette vitesse (constante, merci.Comparée à la vitesse du son, on obtient mach 85...) notre terre ne suit pas un chemin rectiligne mais un virage permanent : un cercle ne comportant aucune ligne droite. La face de la terre qui se trouve à l'intérieur de ce cercle (côté jour, donc) n'est pas soumise à la même force que la partie qui se trouve à l'extérieur (côté nuit). Il semblerait, vu l'exemple du pot de fleur embarqué à bord de la voiture, que les objets du côté jour soient soumis à une plus grosse tendance à coller au sol, alors que ceux du côté nuit aient une fâcheuse tendance à s'échapper.


C'est pour cette simple raison que les maçons ont pris l'habitude de maçonner le jour. Ils utilisent la nuit pour s'échapper des dures contraintes matérielles ordinaires. Ils y ont beaucoup gagné, car les édifices qu'ils nous laissent semblent rester debout de jour comme de nuit, bien que personne n'ait jamais expliqué que ce soit réellement normal.







Germer



Ma conclusion en ce qui concernait la droite me semble tout à fait manquer de tact. C'est vrai : tout un laïus à propos de simples concepts géométriques, et puis voilà que, tel un cheveu sur la soupe, arrive une phrase carrément hors sujet, sans aucune explication.


Mais c'est comme ça !


Les mots n'ont pas toujours la sagesse qu'on croit et il leur arrive parfois de nous jouer des tours. Les langages sont des espaces virtuels dans lesquels notre conscience cherche depuis le début des temps à exprimer ce qu'elle comprend du réel. Si je dis «le monde réel», je cherche à exprimer la partie réelle du monde, si je dis «le monde virtuel», je parle d'autre chose que du réel, mais mes deux paroles sont virtuelles. Il reste que le virtuel de mes paroles ne l'est qu'au niveau du sens , car si je parle, je fais réellement vibrer l'air qui m'entoure et ceux qui m'écoutent réalisent ce que j'exprime par le mode vibratoire le plus simple qui soit : l'air en mouvement. Si au lieu de le dire je l'écris, l'impact sera différent mais il existera car le sens des mots percute l'oeil et l'esprit de celui qui les comprend et produit presque le même effet quoique l'espace vibratoire utilisé ne soit pas le même.


- Quel est alors l'espace utilisé ? (se dit alors le lecteur étonné) L'espace lumineux. Les mots sont lisibles grâce à la lumière. Allez lire sans lumière et vous verrez la différence.


J'ai donc écrit : 'tout est vibration'.


Le tout, c'est quoi au juste ? J'ai montré comment notre support planétaire accomplissait l'année à la vitesse moyenne de 109.000 km/h, sans même faire de halte au nouvel an...


On connaît le simple mouvement diurne qui nous permet de dormir la nuit et de bâtir le jour, nous, les maçons.


Le soleil doit certainement accomplir son propre cycle dans la galaxie autour d'un point qui lui aussi évolue en spirale sans nous demander notre avis. C'est comme ça !


Et ses rayons (longs de 153 millions de kilomètres) nous parviennent en quelque minutes de notre temps puisque naviguant à la vitesse de la lumière, et que même à cette vitesse, il faut un certain temps pour franchir une certaine distance.


Ce décalage me permet de constater en passant que l'image que j'ai du soleil a en permanence sept minutes de retard. Peu de choses, mais à y réfléchir, c'est un phénomène qui peut étonner. Je reviens au bon vieux sol de notre planète. Que fait il de cette lumière qui lui parvient jour après jour, comme un bombardement très particulier ?


Notre bon vieux sol s'est équipé de longue date de ce que nous nommons la végétation. Cette végétation qu'on laisse au loin de nos cités végéter sans état d'âme est le principal élément de la vie. On en parle en disant : «la nature», excluant de ce fait notre personne physique du contexte naturel, excluant aussi par le fait même tout ce que l'humain a réalisé et qui n'est donc pas naturel


Sans cet élément, pas d'oxygène, mais aussi pas de nourriture aux herbivores, donc pas d'herbivores, et par voie de conséquence, pas non plus de carnivores. Le désert, quoi. Car le premier rôle de la végétation est d'utiliser la lumière pour exister.


Et comment ?


Par la photosynthèse, évidemment.


Et nantis de cette réponse (que le dictionnaire décrit mieux que moi, ou tout bon ouvrage sur le sujet) nous pensons avoir compris le comment de la question...


Troublante erreur !


Si tout le monde est d'accord pour dire que c'est par la photosynthèse que la plante verdit et existe, personne ne dit comment il se fait que des particules solaires lancées à la vitesse de la lumière peuvent se trouver freinées par de simples feuilles toutes fragiles et se transformer en matière vivante comestible.


Dans chaque phénomène de digestion réside un secret. Celui-ci est le premier de tous : ni les animaux ni les hommes ne transforment la lumière. C'est le rôle du règne végétal.


Absorbant le spectre lumineux, il en rejette la couleur verte, seule fréquence indigeste, peut-être, en tout cas c'est par sa présence que nous constatons que les plantes vivent, croissent et se multiplient.


Rejetant la couleur verte, la feuille digère les autres fréquences (les visibles et le reste) et fabrique en étroite collaboration avec le sol humide toute la structure qui lui permet : de survivre à la nuit, de survivre au vent, de survivre à la sécheresse, de survivre à l'hiver, de survivre aux animaux affamés, et peut-être plus encore : survivre à l'homme.


Survivre à la nuit.


L'arbre inscrit en son tronc tout ce qu'il reçoit. L'examen d'un tronc coupé nous donne l'image de ce qu'il était à chaque moment de sa vie. Il consigne, tel un disque dur d'ordinateur chaque événement. On nous a enseigné à retrouver son âge en comptant les cernes concentriques de puis le coeur jusqu'à l'écorce.


Il va de soi qu'en hiver, démuni de ses feuilles, il ne fabrique presque rien, et le ralentissement de la sève y est bien visible, alors que le printemps et l'été est marqué par une forte croissance.


C'est cette différence entre l'hiver et l'été qui permet de compter les années, et même de retrouver quelles ont été les années sèches et les années humides...


Et sur certaines espèces à la pousse rapide, on distingue les cernes intermédiaires qui correspondent à la lune. Certains frênes des bords de rivière donnent ce renseignement : des faisceaux intermédiaires apparaissent entre les grands faisceaux annuels. Et ainsi de suite : chaque jour nouveau imprime à la sève un élan nouveau qui se matérialise par un peu plus de bois élaboré. Absorbant pour cela le gaz carbonique de l'air et rejetant de l'oxygène neuf.


Et chaque nuit, l'arbre inverse son cycle gazeux : il absorbe l'oxygène au lieu de le produire, et il produit du gaz carbonique au lieu de le consommer. Pourquoi : parcequ'il n'y a plus de lumière, qu'une certaine force vibrante n'opère plus.



Survivre au vent.


Mais reprenons vers le début de l'arbre. Il est tout jeune, fraîchement sorti de terre, agrippé par ses quelques radicelles à un sol plein de ressources, brandissant fièrement ses deux premières feuilles vertes. Et voilà que le vent se met à souffler.

Les arbres réagissent tous au vent en fonction de leur taille : les petits se plient et tremblent en retour, les grands se plient et bougent avec lenteur. Mais ce qui se passe dans la partie visible n'est que le résultat de ce que les racines transmettent au tronc : le vent fait levier sur le tronc et les feuilles, tendant à arracher les racines qui se retrouvent à soulever les cailloux sous les quelles elles se sont engagées. Le petit arbre soulève de tous petits cailloux, et le grand arbre soulève de gros cailloux.


Ainsi se fait le chemin des racines vers les profondeurs. Sans vent, les racines resteraient en surface. C'est le cas des arbres venus en plantation serrée : si la lisière vient à manquer, ils tombent à la moindre tempête. L'arbre isolé a subi le vent de toutes les directions et son réseau racinaire est puissant et profond dans toutes les directions.


Survivre à la sécheresse


Les racines recherchent la fraîcheur humide du sol. La force donnée par le vent permet de frayer le chemin au milieu des obstacles. Petit à petit ce travail souterrain établit un microcosme composé des racines et de tout un réseau annexe qui a pour but de rendre le sous sol spongieux.


C'est donc la présence de l'arbre qui permet au sol de devenir un réservoir d'eau qui fonctionne à la manière d'une éponge : une fois gavé d'eau, il suinte et donne naissance à des sources.


En fonction de l'étendue du manteau forestier, les sources sont nombreuses et ont un débit régulier.


Lorsque des arbres sont coupés, ce microcosme disparaît et il ne reste que le sol minéral qui ne peut pas retenir l'eau de la pluie : les sources disparaissent et ainsi commence un désert.


Survivre c'est vivre.


Quoi qu'il en soit, l'arbre vit. Il utilise tout pour être : le vent, la pluie, le sol, la lumière, l'air. Et il se façonne la possibilité de se pérenniser en générant sa propre semence.

Les étapes à passer pour y parvenir sont lentes. Du stade de la graine fraîche à celui de l'arbre adulte, les animaux s'en nourrissent, de la fourmi aux oiseaux et de l'écureuil aux grands ruminants


Certaines espèces mettent vingt ans pour devenir productifs à leur tour.


La surabondance «sait» l'appétit naturel des prédateurs et prévoit d'énormes quantités qui peuvent mener à terme le but ultime de la reproduction.


L'élaboration de la semence commence par la floraison. Il s'agit d'utiliser le patrimoine génétique du sujet pour l'offrir à la collectivité. En retour, le sujet accepte une partie du patrimoine d'autres sujets de cette collectivité. Cet échange, principalement mené par les insectes, mais aussi par le vent et l'air s'opère dans le secret des saveurs et des parfums.


La fleur est l'ultime prestation de la plante. Sa forme et ses couleurs témoignent de la nature profondément subtile de la vie. A la fois aboutissement et préambule, la fleur est la partie visible de l'harmonie interne.


Chaque plante possède sa propre façon de transformer la lumière qu'elle reçoit. Tout au long du processus de croissance, cette transformation s'opère de façon interne. Puis vient la floraison pendant laquelle la plante manifeste ouvertement ce qu'elle ressent en présence de lumière. Elle le fait en exprimant formellement la vibration qui l'anime. La forme de la fleur n'exprime cependant pas seulement la nature vibratoire en jeu dans le processus de vie de la plante, mais aussi une joie, à la façon dansante dont cette forme se révèle, toute en courbes gracieuses.


L'homme a vu dans la floraison l'expression féminine de la vie. Curieuse méprise puisque le rôle d'une fleur est de produire la semence. Mais alors où est situé ce principe féminin ? Lorsque la graine est prête, c'est le sol qui l'accueille et c'est sur ce sol que va s'effectuer la germination.


Le sol, l'humus, la terre, des mots pour désigner le lieu de la transformation par excellence : c'est ici qu'est retenue l'eau qui va permettre à la graine de redevenir plante.


Et c'est ici que tout se joue : ici réside le mystère de la vie. La germination est un secret. Une rencontre entre un potentiel vivant et l'eau. Chacun de nous a fait cette expérience avec quelques graines et du coton imbibé d'eau.


La germination c'est aussi simple que ça.


Mais que fait réellement l'eau ? Quel signal le germe attend-t'il pour entrer en action ?







De la relativité.



Prétentieux, de vouloir parler de la relativité ? Je ne le pense pas. J'ai lu voici quelques années ce petit ouvrage de ce bon Albert et je m'en suis trouvé tout content. Il l'a dédié à tous ceux qui, non scientifiques, peuvent en faire un usage large. Et j'en suis.


J'ai longtemps cru à des notions par habitude sociale, et la société qui les colportait, et les colporte encore, est à forte tendance religieuse. Même si on pense s'être éloigné d'un dogme ou de ceux qui le diffusent, il reste que l'esprit s'en est imprégné suffisamment jeune pour n'en sortir qu'au prix d'une ascèse quasi quotidienne. Ainsi bien des personnes de notre société civile colportent avec eux des notions dont les racines ne sont pas différentes que les religions dont ils sont issus.


Il suffit de regarder un calendrier pour s'en rendre compte et puis d'écouter parler autour de soi.


On fête ainsi des événements religieux, dont personne ne connaît plus le sens ni l'origine, on nomme et on emploie des expressions qui arrivent tout droit de la nuit des temps où tout était lié à des symboles et toutes les religions ont usé de ces symboles.


Je me suis intéressé aussi aux mathématiques, peut être plus en touriste qu'autre chose, mais en tout cas je crois avoir été un touriste intéressé par l'art de ceux qui ont su douter du réel assez profondément pour en faire surgir de nouvelles façons de l'aborder (les imaginaires entre autres).


Et j'ai buté sur deux choses : la lumière et l'eau.


J'aurai pu buter sur quelque chose de solide, non, ces deux notions ont inondé ma curiosité et c'est autour de ces deux choses que ma réflexion s'exerce.


Je vis sur une planète bleue. Le bleu est la couleur due à la présence de l'eau sur terre. Et la couleur est évidemment liée au phénomène lumineux.


Or si bleue qu'elle puisse paraître de l'espace, l'eau n'a pas la particularité d'être bleue. On la définit comme incolore (inodore et sans saveur : les lâches !) et c'est là sa vraie couleur. Si je me rappelle bien l'histoire de la couleur je dois en conclure que l'eau absorbe intégralement le rayonnement lumineux. Alors que les feuilles d'un arbre, ou toute forme de végétation absorbent tout le rayonnement excepté la couleur verte (ou bien le mélange des bleus et des jaunes, ce qui revient au même). Mais en ce qui concerne l'eau, il n'y a aucun rejet vibratoire, sauf ce que l'on constate sur une surface un peu agitée par le vent : en fonction de l'angle que fait le rayon lumineux avec l'eau, il y a un total refus d'absorption de la lumière et le rayonnement solaire se reflète.


C'est ce qui occasionne les coups de soleil en bordure de mer. Mais au delà de ces considérations balnéaires, il se produit dans l'eau quelque chose qui doit s'apparenter à la photosynthèse du monde végétal. L'eau n'est pas un support neutre inventé pour quelques chimistes en mal d'expériences simplifiées. Elle est le principal acteur de tout ce que nous nommons vie . Et je la soupçonne de plus d'un tour de magie.


A commencer par son rôle dans la germination.


Lorsque nous apprenons que notre organisme est constitué d'eau à quatre-vingt ou quatre-vingt-dix pour cent, bien sûr, nous tombons de haut, car nous avons cru, et nous croirons longtemps en notre solidité, et toute cette eau ne nous arrange pourtant pas à nous renforcer dans cette croyance de solidité.


Pourtant c'est bien là une réalité incontournable : chaque cellule est constituée principalement d'eau.


Et notre sang existe parce que l'eau existe, et ainsi de suite pour toutes nos humeurs. Et nous buvons et savons que tout support liquide comestible est à base d'eau.


Revenons maintenant à ce qui me guide : la lumière imprègne l'eau. Or qu'arriverait-il si l'eau ne recevait plus de lumière ? Quelqu'un s'est-il jamais posé cette question ? Jacques Benveniste a tenté de montrer par ses expériences sur la mémoire de l'eau que l'homéopathie n'était pas une supercherie comme le disent certains spécialistes de la médecine officielle. D'autres scientifiques se sont acharnés à prouver que Benveniste avait tort.


Les bienheureux.


Comment créer les conditions d'expérience favorables pour prouver une chose qui préexiste à toute expérience ou même à toute idée d'expérience ?


Sans eau, évidemment pas d'expérience du tout puisque pas de vie. Pas de vie pas de pensée pas de pensée pas de question pas de question pas d'expérience.


Question : lorsque le rayon lumineux pénètre l'eau, que se passe t'il en vrai ?


L'eau tranquille ne fait-elle que se réchauffer ? Pour le bonheur de ceux qui s'y plongent et ressortent juste pour dire : elle est bonne, allez-y ?


Je vois beaucoup plus que ce simple effet thermique. J'y trouve même la réponse à mes questions à propos de la germination. Voilà comment :


La lumière n'est pas une substance inerte prévue par un promoteur de camps de vacances. Elle vibre de multiples façons et voyage a la vitesse qui porte son nom : la vitesse de la lumière.


Je rappelle au passage que cette vitesse est de 300 000 kilomètres par seconde et qu'à cette vitesse la notion de temps, d'après ce cher Albert, a du mal avec les horloges terrestres. A cette vitesse le temps est tellement dilaté qu'une seconde dure une éternité. Quand à la masse d'une particule embarquée , celle ci diminue au point de ne plus exister.


Des phénomènes à peine imaginables se pointent en un temps record. Ainsi notre internet qui met la planète en ligne au niveau des idées, des images, des échanges bancaires etc... passait pour de l'utopie quelques années avant qu'on en constate l'expansion incontrôlable. Et ce genre de progrès ne peut pas nous faire oublier que nous nous servons des propriétés de la lumière ou de certaines de ses applications avec beaucoup de brio c'est vrai, mais que nous n'atteignons pas le réel potentiel qui existe dans la fonction première de la lumière. Et que je tente de mettre en scène ici, dans ces lignes.


Petite parenthèse opportune sur ce simple fait : lorsque « je » parle, c'est une partie de mon être qui le fait, de même lorsque je pense. Lorsque je dors et que mes cellules se remettent en ordre, ou lorsque poussent mes cheveux, que mon sang circule, lorsque je digère, est-ce ce «je» qui agit ? Qui agit ? «je» est conscient d'un temps à une échelle mesurable en heures, minutes et secondes.


A quelle échelle de temps ma conscience cellulaire évolue-t'elle ?


Peut-être bien à l'échelle où gravitent les particules élémentaires qui me composent : vitesse avoisinant celle de la lumière, et dont le langage est bien éloigné de ma conscience de surface qu'exprime mon «je» habitué à prendre tout son temps pour se réveiller et décider et se tromper, et recommencer. Mes cellules savent se répliquer en une nuit en accomplissant une prouesse comparable à ce que serait la réplique exacte d'une ville industrielle de 200.000 habitants . Dans le temps où «je» dors. Chaque cellule ne dépendant pas de «ma» volonté, qui suis-je ?


Il est tout à fait possible que la lumière qui nous vient du soleil (ou de quelque étoile que ce soit) nous fasse parvenir une kyrielle de notions, de matière, d'outils de gestion du réel... On peut tout imaginer (et même l'imagination a peut être sa source dans ce phénomène... on parle bien d'idées lumineuses !) on a le temps, et peut-être même lui nous parvient-il par ce même chemin.


L'arbre incarne le temps dans les cernes de son bois et transmet son message décrypté avec soin par l'intermédiaire de l'appareil digestif de ceux qui le mangent.


Le temps n'existerait-il que dans la conscience de l'homme terrestre ? C'est une de mes questions favorites. Je vais examiner de plus près ce que l'on nomme temps. Lorsqu'il parle de la vitesse de la lumière (vitesse limite : 300 000 km/h), Einstein nous montre que le temps est tellement dilaté qu'il tend à être un présent continu, la seconde dure infiniment.


Alors que sur notre planète, en dehors de toute considération relativiste, le temps est tout à fait cohérent : un an par tour autour du soleil, un jour par rotation complète de la planète autour d'elle même, une heure par vingt-quatrième de jour, etc, jusqu'aux petites secondes qui cliquètent, toujours impatientes de voir arriver la suivante parce que, on ne sait jamais ce qui peut arriver, et c'est vrai qu'en fin de compte, bien des choses arrivent dans ce foutu temps.


Et bien l'eau, tout cela elle le sait, elle s'en sert jour après jour, elle collecte tout un tas d'informations qu'elle décrypte, analyse et stocke et c'est ce qui lui donne le pouvoir de rendre à chaque graine son pouvoir d'exister. A chaque cellule son pouvoir de gérer une parcelle de l'organisme dont elle dépend.


Le simple code inscrit dans la graine ou dans la cellule ne suffit pas à tout expliquer. Une graine peut subsister des siècles sans se modifier pourvu qu'elle reste sèche.


Elle vit un genre de sommeil profond. C'est l'eau qui parvient à l'éveiller. La graine reçoit le message de l'eau et consent à vibrer à nouveau. Son mode vibratoire lui appartient, mais c'est l'eau qui le met en danse.







Sphéricité de la réalité



Mes yeux me montrent le monde qui m'entoure tel qu'il est , pensé-je. Mes yeux ne me trompent pas, ils sont exacts, pensé-je encore. Et pour m'en convaincre, vu que je ne les vois pas, je m'approche d'un miroir . Ce miroir est accroché à un mur, au fond de la pièce où je suis là, à réfléchir à propos des yeux.


De petit qu'il était, le miroir grandit lorsque je m'approche : simple effet de perspective, me dis-je. Je suis tout près à présent, et non seulement il est devenu immense, mais maintenant je vois comme une autre pièce dans le miroir, identique à celle où je me trouve, avec moi bien sûr au premier plan, et mes yeux qui cherchent de droite et de gauche à vérifier si c'est bien la réplique exacte de ma pièce qui se trouve de l'autre côté du miroir.


Gagné, me dis-je.


Lorsque j'étais petit, j'adorais les miroirs déformants. Il y avait une sorte de magie à se voir le visage évoluer dans toutes les directions. Et les petites cuillers qui revoient le visage à l'envers lorsqu'on les tourne... J'ai passé des heures à essayer de comprendre ce qui se cachait dans ces aspects étranges de la réalité.


Lorsque je questionnais mes parents, ils disaient que je comprendrais plus tard, quand je serais grand. Mon père tenta une explication avec un dessin que je garde encore en mémoire : on y voyait une petite cuiller en coupe et un rayon lumineux qui s'y réfléchissait . C'était un bon début. Je n'avais que cinq ans et déjà j'approchais un phénomène mystérieux . Je n'y comprenais pas grand chose, mais je me sentais rassuré par cette explication.


Et puis il y eut les cours de dessin sur la perspective et les dessins de routes bordées de poteaux ou d'arbres, mais pas d'explication sur cet état de chose : pourquoi voit-on les objets petits lorsqu'ils sont loin et grands lorsqu'ils sont proches ? C'est normal. C'est comme ça !


L'optique commença à amorcer une solution : l'oeil fonctionne comme un appareil photographique. Les images y sont inversées et c'est le cerveau qui rétablit l'ordre.


Merci à toi, cerveau, mais peux-tu me dire ce qui fait que la perspective existe ?


L'oeil est une sphère et les rayons lumineux qui y pénètrent sont contraints de vivre ce que la sphère leur impose. Comme dans le miroir déformant. Chaque point de l'objet observé arrive au fond de l'oeil en passant par son centre. L'image au fond de l'oeil est ainsi inversée, mais aussi la taille de l'objet, puisque chaque dimension n'est pas reconnue en tant que longueur propre, mais en tant qu'ouverture d'angle. Un objet vu de près est vu grand car l'angle de son image dans mon oeil est grand. Plus j'éloigne cet objet, et plus l'angle se rétrécit. La réalité de l'objet ne change pas. Seul mon oeil modifie l'image de l'objet et me laisse penser que la perspective appartient à la réalité extérieure. .


La différence entre le miroir non déformant et le miroir sphérique qu'est mon oeil est énorme : le miroir plan ne déforme rien de la réalité, il se contente de reproduire à l'identique tout ce qui s'y réfléchit. Ainsi j'aperçois ma pièce de l'autre côté de mon miroir et je crois que c'est une seconde pièce, absolument identique. Ce qui est faux.


On la nomme image virtuelle, en optique. L'image que me montre le miroir est virtuelle. Mais c'est mon oeil qui voit à la fois la pièce et son image virtuelle. Et sphérique comme il est, sphérique il déforme . L'image réelle autant que l'image virtuelle car la perspective se poursuit dans le miroir et ne s'inverse pas dès le franchissement de sa partie virtuelle.


En l'absence de mon oeil, le miroir se contente de refléter en vraie grandeur tout ce qu'il est censé refléter. Sans effet de perspective, puisqu'il ne déforme rien, n'étant pas courbe, mais parfaitement plan.


Si au lieu d'un oeil sphérique j'avais des yeux plats, comme ce miroir, aucune perspective ne m'apparaîtrait et je verrai tout ce qui m'entoure en vraie grandeur. Y compris ce qui se trouve très éloigné de moi. Image terrible où s'engouffrerait tout ce que j'aurais le malheur de regarder, car je n'aurais aucun répit, tellement la charge visuelle serait énorme. Seule la vision du ciel au dessus de l'horizon calmerait l'impression d'écrasement qui serait mon lot quotidien. Heureux encore que la planète ne soit pas plate elle aussi, multipliant les objets perçus jusqu'au cauchemar...


Tiens, c'est vrai, la planète est aussi ronde et sphérique que mon oeil. Mais alors d'où vient cette habitude de réfléchir et d'étudier en deux dimensions, de se figurer un plan, d'en faire une réalité alors que tout ce qui préexiste à l'homme ne l'est pas. Même la surface de la mer un jour sans vent n'est pas plane mais très légèrement convexe.


Alors qu'est-ce qui est vrai ? Ce que voit un miroir ou ce que voit mon oeil ? Qui peut le dire sans enfreindre une longue habitude de penser. Sans se mettre dans un état second où émerge le doute.


Ce qu'il faut dans ces cas-là, c'est de quoi fixer l'attention pour éviter de se laisser embarquer. Et de ce côté, la nature a prévu de quoi nous occuper. Tout le monde vivant se perpétue par le phénomène de la germination. Et aucune germination n'est issue d'un plan. Ni d'aucun calcul. Seulement la rencontre de deux éléments complémentaires.

Tout embryon est une petite sphère qui ne cesse de croître. Et la forme se dessine peu à peu. En fonction des habitudes de survie de la forme précédente à la surface de la grosse sphère qui les maintient en vie.


Les plantes formeront des tiges vers le sol pour s'y maintenir et y puiser les éléments terrestres, et d'autres tiges vers le haut pour y puiser la lumière et les éléments célestes.


Les animaux formeront un organisme plus complexe, l'habitude étant prise depuis longtemps de ne pas rester en place et d'utiliser le règne végétal pour y puiser ce qu'il a façonné patiemment. Et les animaux non herbivores mangent les herbivores et recueillent les mêmes éléments, terrestres et célestes, transformés par les hôtes intermédiaires.


Et puis l'humain. Le grand innocent.


Avec ses plans, ses droites, ses points, ses inventions toutes plus géniales les unes que les autres.


Toutes issues de ce cruel doute qui l'anime depuis la nuit des temps que je tente ici d'exprimer : cet humain dispose-t'il d'assez de temps pour comprendre le sens de sa réalité avant que cette réalité ne cesse à cause de ses erreurs ?





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Montpellier, 2001-2002